Lyon s’étrangle autour des « arêtes de poisson »

Un débat passionné fait surface à Lyon, en dehors des circuits officiels et commerciaux, à propos des « arêtes de poisson », du nom d’un vaste réseau souterrain, datant de plusieurs siècles, creusé sous la colline de La Croix-Rousse, à une trentaine de mètres de profondeur. Depuis quelques mois, un documentaire et plusieurs conférences relancent ce mystère, après une étude archéologique en 2008, qui date le site de la période antique, et un livre en 2009, défendant la thèse d’une construction à l’époque médiévale par l’ordre des Templiers.

La conception des « arêtes de poisson » est unique au monde. Deux tunnels centraux sont superposés, parsemés de puits et de salles voûtées, àpartir desquels partent perpendiculairement trente-deux galeries de trente mètres de longueur, parfaitement identiques. La date de construction reste incertaine et la fonction inexpliquée. Dans une ville à forte culture ésotérique, les « arêtes de poisson » agissent comme une caisse de résonance, mêlant arguments scientifiques, théories historiques variées, fantasmes personnels, dans une joyeuse liberté de penser, sans oublier un enjeu archéologique majeur, peu exploré, voire menacé.

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